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Fiabilité

Comment on mesure Boletik

Mesures du 14 octobre 2026 — mises à jour à chaque saison.

L'appli affiche « ~2× plus de cèpes observés » sur ses meilleures zones. Cette page dit d'où vient ce chiffre, ce qu'on a vérifié, et ce qui ne marche pas encore.

En bref

Mesuré

Où chercher

Dans les zones notées 85 et plus, on observe environ 2 fois plus de cèpes que dans les autres coins à champignons en forêt.

Mesuré

Si c'est la saison

La période de l'année est le meilleur repère. Boletik l'affiche : « Pleine saison », « Début de saison », « Fin de saison », « Hors saison ».

Pas encore

Quel jour y aller

Sans eau, pas de cèpes. Mais la pluie de la semaine ne suffit pas à désigner le bon jour : une poussée dure souvent plusieurs semaines. Boletik te dit s'il a plu récemment, sans en faire un verdict.

Les données

1 427 observations de cèpes en France, issues de GBIF (une base mondiale d'observations naturalistes). Ce sont des observations humaines, localisées à 1 km près au maximum, de juin à décembre.

Pour chaque observation, on recalcule le score de Boletik le jour même, avec la météo de ce jour-là (les archives), comme l'appli l'aurait fait le matin.

Le moteur s'appuie sur l'IGN (BD Forêt, OCS GE, relief), le BRGM (géologie), CORINE Land Cover, et Open-Meteo (météo).

Mesure n° 1 — le choix du bois

Comparer les cèpes à des forêts tirées au hasard flatte le résultat. Les gens cherchent et déclarent près des routes et des chemins. Avec cette comparaison, on obtenait 3,2×. On ne l'affiche pas.

La comparaison honnête oppose les cèpes à d'autres champignons de forêt, déclarés par les mêmes cueilleurs : amanites, russules, lactaires, cortinaires, bolets à anneau, pieds-de-mouton, bolets rudes, girolles — 400 observations. Le biais « où les gens cherchent » est des deux côtés. Seul l'habitat est jugé.

Combien de fois plus de cèpes que d'autres champignons, selon la note de la zone. La colonne « forêts au hasard » est une comparaison flatteuse, non affichée dans l'appli.
Note de la zone vs autres champignons de forêt vs forêts au hasard
85 et plus2,133,23
75 à 841,202,18
65 à 740,991,27
45 à 640,890,85
moins de 450,700,33

Seule la tranche 85 et plus se détache nettement. C'est la seule où l'appli affiche un chiffre (« ~2× »). En dessous, le score classe les habitats, mais l'écart est faible : pas de chiffre.

Peu de points de comparaison tombent dans la tranche 85 et plus (17). La mesure reste à confirmer. Plus la note monte, plus on trouve de cèpes : l'indice de Boyce vaut 0,90. 1 voudrait dire que la note suit parfaitement la fréquence des cèpes.

Mesure n° 2 — la saison

Pour chaque endroit où un cèpe a été trouvé, on a comparé le jour de la trouvaille aux autres jours de la saison, au même endroit. La semaine de l'année seule reconnaît le bon jour 73 fois sur 100. Le score météo de Boletik, 64 fois sur 100. Les deux ensemble, 74. Le calendrier fait presque tout. C'est pour ça que l'appli affiche le libellé de saison.

Ce calendrier vient des 1 427 observations. Il est national : dans le Sud, la saison peut durer plus tard que ce qu'il indique. Les autres espèces n'ont pas encore de calendrier.

Mesure n° 3 — le jour J

À l'intérieur d'un même mois, au même endroit, le score ne distingue presque pas le jour de la trouvaille des autres jours : 54 fois sur 100. 50, ce serait pile ou face.

Une poussée dure souvent plusieurs semaines après une bonne pluie. Résultat : 61 % des cèpes ont été trouvés un jour sans pluie dans les jours précédents. Ça ne veut pas dire que l'eau ne compte pas : ça veut dire que la pluie de la veille ne dit pas grand-chose. C'est pour ça que Boletik ne cache plus les bons coins quand il n'a pas plu depuis quelques jours.

Ce qui aide un peu : une bonne pluie (30 mm ou plus en 1 à 3 jours) tombée entre 10 et 30 jours avant. On la retrouve avant 48 % des jours de trouvaille, contre 39 % des autres jours.

Le signal « Fenêtre ouverte » — pluie récente, sol à bonne température, bon habitat — est un peu plus fréquent les jours de trouvaille : 10 % contre 6 % des autres jours, soit 1,5×. Surtout pour les cèpes d'été. Il n'est allumé qu'un jour de trouvaille sur dix. C'est le seul signal qui déclenche une notification.

Et la sécheresse en profondeur ?

C'est probablement ce qui pèse le plus sur une saison sèche, et c'est ce qu'on mesure le moins bien aujourd'hui.

L'humidité du sol qu'on a testée est celle de surface (0 à 7 cm). Elle ne distingue pas les jours de trouvaille. Elle ne dit rien de la réserve en eau plus profonde, celle dont dépendent les arbres — et donc les cèpes, qui vivent avec eux.

Quand le sol reste sec en profondeur toute une saison, personne ne trouve de cèpes, donc personne n'en déclare. Ces saisons-là n'apparaissent pas dans nos données : on ne peut pas encore mesurer leur effet, ni l'annoncer.

Ce sont nos prochaines pistes : l'humidité des sols en profondeur (Météo-France) et l'état de la végétation vu par satellite, comparés d'une année et d'une région à l'autre — les outils qu'on utilise en agriculture pour suivre la sécheresse. Tant que ce n'est pas mesuré, Boletik ne l'affiche pas.

Nos limites

Les observations GBIF disent où les gens ont trouvé et déclaré des cèpes, pas où il y en a toutes.

Les saisons sèches, sans cèpes, n'apparaissent pas : personne ne déclare rien. On ne sait pas encore annoncer une bonne ou une mauvaise saison (voir la sécheresse en profondeur).

Deviner l'espèce exacte de cèpe est difficile (juste environ 4 fois sur 10). L'appli affiche « Cèpes » et les espèces possibles.

Girolle, pied-de-mouton, sanguin, morille : pas encore mesurés de cette façon. Aucun chiffre affiché pour elles.

Ce n'est ni un taux de réussite ni une promesse de panier.

Comment ça va s'améliorer

Les retours « Trouvé / Rien » dans l'appli sont optionnels, et désactivés par défaut. Ils sont anonymes, sans les coordonnées précises de ton coin. Tes spots, eux, restent chiffrés sur ton téléphone et ne partent sur aucun serveur. Ces retours permettront de mesurer Boletik sur de vraies sorties, pas seulement sur GBIF. Le détail est sur la page confidentialité.

On republie ces chiffres à chaque saison, même s'ils baissent.

Méthode et références

Fond « groupe cible » : Phillips S. J. et al. (2009), Ecological Applications, 19(1), 181-197.

Indice de Boyce continu : Hirzel A. H. et al. (2006), Ecological Modelling, 199(2), 142-152.

Comparaison du jour de trouvaille aux autres jours, au même endroit : Maclure M. (1991), American Journal of Epidemiology, 133(2), 144-153.

Données : GBIF.org. Pas de DOI de téléchargement pour ce jeu.

Questions fréquentes

Boletik est-il fiable ?

Dans les zones notées 85 et plus, on observe environ 2 fois plus de cèpes que dans les autres coins à champignons en forêt. En dessous, l'écart est trop faible pour afficher un chiffre. Le jour, lui, n'est pas fiable : au même endroit, dans le même mois, le score ne distingue presque pas le jour de la trouvaille des autres jours.

Pourquoi ne pas afficher 3,2× ?

Comparer les cèpes à des forêts tirées au hasard donne 3,23 dans la tranche 85 et plus, parce que les gens déclarent surtout près des routes et des chemins. On ne l'affiche pas : la comparaison retenue oppose les cèpes à d'autres champignons de forêt.

Boletik dit-il quel jour y aller ?

Non, pas de façon fiable. Il dit où chercher, et si c'est la saison. Il te dit aussi s'il a plu récemment, sans en faire un verdict.

Donc l'humidité du sol ne compte pas ?

Si, elle compte : sans eau, pas de cèpes. Ce qu'on a montré, c'est que la pluie de la semaine ne permet pas de choisir le bon jour, parce qu'une poussée dure plusieurs semaines. La sécheresse en profondeur sur toute une saison, elle, n'est pas visible dans nos données : on va la mesurer avec l'humidité des sols en profondeur et l'état de la végétation vu par satellite.

Vois les zones autour de chez toi — et si c'est la saison.

🍄 Ouvrir Boletik — gratuit cette saison

Boletik indique où chercher, et si c'est la saison — jamais la comestibilité. C'est une aide à la décision, pas une détermination : ne consomme jamais un champignon sans identification certaine par un mycologue ou un pharmacien. En cas de doute, ne consomme pas.